Retour sur le conseil communal du 9 février 2026

Retrouvez les interventions de nos conseillers et conseillères au Conseil Communal de ce 9 février 2026 !

Publié le 10 fév 26

Programme Stratégique Transversal 2026-2030 : un catalogue de projets sans cap clair

Huy en Commun a reconnu le travail sérieux de l’administration dans l’élaboration du Programme stratégique transversal (la feuille de route de la majorité PS-MR pour la fin de la législature), notamment grâce aux analyses AFOM, mais a dénoncé un document arrivé avec cinq mois de retard et construit sans associer les Hutois ni les forces vives de la Ville. Nos conseillers ont pointé un PST trop descriptif, ressemblant davantage à un inventaire de projets existants qu’à une vision politique structurante pour l’avenir de la Ville, sans hiérarchisation claire des priorités ni indicateurs mesurables pour assurer le suivi. Ils ont surtout regretté l’absence totale de trajectoire budgétaire, pourtant indispensable vu la situation financière de Huy. Plusieurs projets apparaissent flous dans le temps, tandis que certains dossiers inquiètent : faiblesse de la stratégie touristique, plan propreté limité, budget participatif vide, et annonces de ventes de bâtiments communaux sans garanties patrimoniales. Si des éléments positifs ont été salués — audit énergétique, sécurité routière, Fort, Vieux Huy — Huy en Commun a conclu que ce PST ressemble avant tout à un catalogue de bonnes intentions, sans arbitrages clairs ni réponses concrètes aux enjeux majeurs des prochaines années.

Retrouvez notre intervention complète : https://www.huyencommun.be/actualites/programme-strategique-transversal-2026-2030--un-catalogue-de-projets-sans-cap-clair

Convention Oxygène : une austérité imposée et assumée

Huy en Commun a vivement critiqué la convention Oxygène, qui impose à la Ville une série de mesures d’austérité lourdes : suppression de services gratuits, fin de la mise à disposition de personnel communal, réduction des primes à la population, fermeture possible de services en période creuse et surtout une baisse massive des dépenses de transfert pouvant atteindre 25 % dès 2027, avec dans le futur des économies imposées vers des acteurs essentiels comme la police, le CPAS ou les zones de secours. Alors que la majorité affirmait l’an dernier disposer d’une marge de manœuvre dans l’application de ces mesures, nos conseillers ont rappelé qu’il s’agit en réalité d’obligations de résultats, régulièrement invoquées pour justifier des coupes, notamment dans les primes. Malgré une seule mesure positive — la réduction des cabinets échevinaux — Huy en Commun a estimé que cette cure d’austérité est socialement dangereuse et qu’elle ne fait que maintenir la Ville sous perfusion, sans perspective claire pour l’avenir, au prix d’un lourd impact pour les citoyens.

Centre de santé mentale : un montage flou et inquiétant

Huy en Commun a salué le travail essentiel du Centre de santé mentale et l’importance de lui garantir un lieu stable pour poursuivre ses activités, mais, alors qu’on demandait au conseil communal d’apporter une garantie portant sur une partie potentielle des futurs nouveaux loyers, aucun document n’a pu être apporté à l’appui de la demande. Impossible dès lors de savoir sur quel montant ni sur quel bien précis portrait la garantie communale. Nos conseillers ont dès lors demandé de reporter ce point. La majorité ayant insisté pour le voter malgré tout, nos conseillers se sont alors abstenus face à ce manque de transparence et à l’incertitude financière pour la Ville. 

Réduction de la prime de naissance : une économie symbolique pour un mauvais signal

Huy en Commun a dénoncé la réduction de la prime de naissance, pourtant l’une des aides communales les plus utilisées et une véritable bouffée d’oxygène pour de nombreuses familles. La majorité a ainsi décidé de la diminuer d’un tiers, passant de 145 € à 100 €, pour une économie de seulement 7.500 € sur un budget de plus de 63 millions. La majorité envisage la conversion de cette prime en chèques-cadeaux à utiliser dans les commerces hutois. Nos conseillers ont jugé cette mesure symbolique financièrement, mais lourde de sens politiquement, envoyant un signal négatif aux jeunes parents. Huy en Commun a regretté l’absence de réflexion sur des alternatives plus justes, comme une prime modulée selon les revenus afin de soutenir davantage les familles les plus fragiles, notamment les familles monoparentales.

Conseils communaux : Huy en Commun réclame un calendrier annuel

Huy en Commun a demandé l’instauration d’un calendrier annuel des séances du conseil communal, estimant qu’il s’agissait d’une question de respect du travail des conseillers, mais aussi de la démocratie locale, de la presse et des citoyens. Nos élus ont rappelé qu’il n’existait plus de calendrier fixe depuis près de dix ans et que les dates étaient souvent communiquées tardivement, parfois à peine une semaine à l’avance. Cette situation rend la préparation des dossiers et l’organisation des groupes politiques extrêmement difficiles, d’autant plus que les conseillers ne sont pas des professionnels de la politique. Huy en Commun, soutenu par l’ensemble des groupes d’opposition, a plaidé pour l’instauration d’un système clair et prévisible, comme c’était le cas autrefois à Huy et comme cela se pratique dans la plupart des communes.

Les dates programmées par le Collège pour les futurs conseils communaux : 9 mars, 13 avril, 11 mai et 22 juin.

Be-alert : mieux utiliser l’outil pour informer les citoyens

Huy en Commun est revenu, par la voix de Samuel Cogolati, sur l’épisode de janvier durant lequel de nombreux Hutois ont reçu une avalanche de messages Be-Alert à propos des conditions météo. Le problème n’est pas tant l’alerte provinciale en elle-même, mais l’absence de communication locale lors de situations concrètes, comme la panne d’électricité prolongée sur la rive gauche le lendemain de ces fausses alertes. Nos conseillers ont interrogé le Collège sur l’usage que la Ville fait de ce système d’alerte par SMS : a-t-il déjà été activé, selon quels critères et avec quel protocole ? En réponse, le Bourgmestre a indiqué que 2700 Hutois sont inscrits sur Be Alert, ce qui est trop peu. Samuel Cogolati a demandé que cet outil soit utilisé de manière plus proactive à l’avenir pour informer rapidement les habitants en cas d’incident majeur affectant leur quotidien.

L’accès effectif aux dossiers d’urbanisme conditionne la participation citoyenne.

Notre conseillère Anabelle Rahhal a rappelé que le Code de l’Environnement, la Convention d’Aarhus et la Directive 2003/4/CE garantissent aux citoyens un droit d’accès aux dossiers d’urbanisme, y compris sous format numérique sur demande. Elle a souligné que les modalités actuelles à Huy, imposant une consultation sur place des dossiers d’urbanisme, sans possibilité de copie, limitent l’accès à l’information, notamment pour les personnes ne pouvant se déplacer. Deux demandes ont été formulées : garantir un accès numérique aux dossiers et assurer une application uniforme de ce droit par les services. Le Collège communal a refusé, invoquant les risques de diffusion, la charge administrative, le manque de numérisation et l’égalité d’accès. Nous rappelons toutefois que la loi encadre strictement les refus et permet la transmission électronique des documents. Nous continuerons dès lors à revendiquer ce droit afin de garantir la transparence et l’accès à l’information pour tous, d’autant qu’en Flandre et à Bruxelles, les enquêtes publiques sont totalement accessibles en ligne.

Promotion de la mobilité douce dans les écoles communales

Nous constatons, dans le PST, une réelle volonté d'avancer en matière de mobilité douce à Huy. Récemment, des liaisons ont été bien éclairées.  Benoît Dormal a néanmoins mis en avant les difficultés vécues par les piétons et cyclistes sur de nombreux trottoirs de la Ville, y compris ceux en béton du quai d'Arona qui jouent de mauvais tours aux piétons et joggeurs (dont les nombreux élèves des écoles adjacentes). En réponse, le Collège a indiqué son souhait d’avancer vers une piste cyclable en centre-ville pour relier les RAVeLs, mais sans s’engager sur un timing, renvoyant la balle au SPW pour réaliser de nouvelles études de mobilité.

Tsunami annoncé au CPAS de Huy

Les effets concrets de la réforme du chômage se font sentir : début février, quelque 19.000 personnes vont cesser de percevoir une allocation chômage. Une échéance qui a dû pousser une partie d’entre elles vers le CPAS de leur commune. Il semble que le flux soit plus important que l’estimation du Fédéral. La Fédération des CPAS wallons a  opéré des coups de sonde dans les CPAS des grandes villes et dans ceux de certaines villes moyennes. Cela donne une tendance suffisamment indicative. Et sur cette base-là, nous nous situons aujourd’hui entre 40 et 50 % des personnes exclues qui se présentent dans un CPAS. Et cela va crescendo de semaine en semaine. Sandrina Gaillard s’est inquiétée de la situation pour le CPAS de Huy. Après 1 minute de silence en l’honneur de l’employée décédée la semaine dernière, la Présidente du CPAS a confirmé que le tsunami aurait bien lieu en plusieurs vagues. En effet, 78 cas avaient été budgétés pour 2026. Au 31 janvier, 22 demandes de RIS ont déjà été enregistrées, plus 25 dossiers de jeunes exclus et 91 dossiers. Tout n’est malheureusement pas compensé par le Fédéral. La barre symbolique des 1000 RIS est dépassée !  La situation sera revue en commission sociale en juin 2026.

Promotion de la mobilité douce dans les écoles communales

Huy en Commun a interpellé le Collège, par la voix de Sofia Severino, sur la promotion de la mobilité douce aux abords des écoles communales, un enjeu majeur tant pour la sécurité des enfants que pour la transition écologique. L’usage de la voiture est encore très important, générant du trafic et des situations à risque. Il est donc important d’encourager dès le plus jeune âge la marche et le vélo. Sofia a dès lors demandé quelles stratégies étaient prévues pour encourager la mobilité active des élèves, si la Ville disposait d’un plan de mobilité spécifique aux abords des écoles, et comment elle collabore avec les directions d’établissement pour renforcer l’éducation à la mobilité et à la sécurité routière. En réponse, le Collège a indiqué que les actions étaient menées au cas par cas, école par école. À Tihange, des dispositifs comme l’« école au bout des pieds » et des points de dépose-minute ont été mis en place. À Huy-Sud, différents itinéraires sécurisés sont proposés pour accéder à l’école. Le Collège a également mentionné des campagnes de sensibilisation menées en collaboration avec la police. Huy en Commun restera attentif à la cohérence et au renforcement de ces actions, afin qu’elles puissent s’aligner avec la stratégie régionale de mobilité.

Floricots : un service de bus insuffisant

Huy en Commun a interpellé le Collège, par la voix de Rodrigue Demeuse, sur la situation préoccupante du quartier des Floricots, où de nombreux habitants dépendent des transports en commun faute de voiture. Notre conseiller a pointé un service de bus extrêmement limité, assuré uniquement par les lignes 98 et 103, avec peu de passages, uniquement en semaine, aucun le week-end, pas de liaison directe vers la gare et des horaires incompatibles avec les trajets scolaires ou professionnels. Cette offre rend pratiquement impossible l’accès à Namur ou Liège pour les étudiants et travailleurs du quartier. Estimant la situation intenable, Huy en Commun a demandé si le Collège était conscient du problème et quelles démarches concrètes il comptait entreprendre, notamment auprès du TEC et de l’Autorité organisatrice des transports, actuellement occupés à revoir le plan de desserte de l’arrondissement. En réponse, le Collège a indiqué que les temps étaient plutôt aux économies au niveau des TEC, mais il a affirmé qu’il allait relayer la situation des Floricots dans le cadre de la mise à jour du plan de transport. Espérons que ce travail paie et que la Ville soit davantage présente aux réunions de concertation.

Rue des Sœurs Grises : Nécessité d'un projet de revitalisation de ce quartier de l’hyper-centre

Notre conseillère Anabelle Rahhal est intervenue au sujet de la situation du quartier du Vieux Huy, où les habitants constatent une dégradation de la voirie, des trottoirs, de l’éclairage public et la présence de bâtiments à l’abandon. Des problèmes de sécurité ont également été signalés, notamment du deal et un vol récent. La mobilité et le stationnement sont difficiles en raison du trafic de transit et des voitures ventouses, ce qui amène les riverains à demander des cartes de stationnement. Des améliorations ont été proposées, comme le désasphaltage de la rue des Sœurs Grises, l’ajout de poubelles et un renforcement de la police de proximité. La question d’un projet global de revitalisation du quartier a été posée au Collège. Il a été demandé si un plan d’action et un calendrier précis étaient prévus. Le Collège a répondu qu’aucun financement n’est actuellement disponible pour envisager des travaux, comme le désasphaltage et la restauration des pavés ou un projet global de revitalisation.

Révision et réflexion sur le marché de Noël et ses alentours

Notre conseillère Sofia Severino a interpellé le Collège sur l’organisation et l’ambiance du marché de Noël, en soulignant que cet événement devrait s’adresser à un public large et familial. Plusieurs éléments problématiques ont été relevés lors de la dernière édition, notamment l’utilisation de la Place Verte à des fins principalement logistiques, ainsi qu’une offre très largement dominée par la vente de boissons alcoolisées, donnant au marché une image peu familiale. Ces constats ont conduit à un questionnement sur les critères imposés au prestataire et leur respect, sur le bilan des structures annexes comme le module pour enfants de la Place Verte, ainsi que sur les pistes envisagées pour améliorer l’aménagement et l’ambiance générale du marché. En réponse, le Collège a indiqué que les obligations prévues dans le marché public avaient été respectées. Il a précisé que le « Kids Village » est une offre complémentaire mise en place par le prestataire, mais que le bilan de cette première expérience restait mauvais, avec environ 500 entrées. Des discussions sont en cours afin d’améliorer l’éclairage du marché et de développer d’autres offres à destination des enfants. Huy en Commun reconnaît les limites liées au marché public en cours, mais insiste sur l’importance d’engager dès à présent une réflexion sur le futur du marché de Noël, son organisation, le choix des structures et la diversification de l’offre proposée.

80 ans de l’Accord charbon entre la Belgique et l’Italie. 

Le 23  juin 1946, la Belgique et l’Italie concluaient l’accord charbon, visant à renforcer la main-d’œuvre dans les mines belges après la Seconde Guerre mondiale. Cet accord a eu un impact significatif sur notre région et sur notre ville. Il a  favorisé un élan de solidarité important entre ces deux pays, chers au cœur de notre conseillère Sandrina Gaillard, et il a marqué le début de l’immigration italienne en Belgique. De nombreux Italiens et italiennes ont ainsi migré pour un avenir meilleur en échange de charbon. Ce 23 juin sera donc le 80eme anniversaire de la signature de cet accord. De plus, à Huy, c’est également l’anniversaire de Viva Italia qui a toujours célébré cet accord tous les 10 ans depuis 1996.  En réponse à notre conseillère qui l’interrogeait sur les initiatives prévues pour célébrer ce double anniversaire, l’échevine a répondu qu’elle planchait sur le sujet depuis plusieurs semaines et a rencontré les différents services de la Ville et viendra bientôt avec une proposition. Sandrina a rappelé que les commerçants italiens et les Hutois d’origine italienne seraient très heureux de participer à cette organisation.

Budgets participatifs : toujours rien de concret à l'horizon malgré les besoins

En découvrant le PST, nous avons été une fois de plus frappés par l’absence complète d’ambition en matière de budgets participatifs. Une fiche projet existe bel et bien, mais elle dispose juste d’un titre, sans calendrier, sans budget et sans responsable. Alors qu’aucun budget participatif n’a été mis en place sous la précédente législature, Benoît Dormal a interrogé le Collège pour savoir comptait enfin prévoir quelque chose d’ici 2030. Il est en effet urgent de soutenir les quelques dernières associations qui améliorent bénévolement la qualité de vie dans notre Ville. En réponse, l’échevin a dit qu’il allait y réfléchir. Peu d’engagement concret et de précision donc à ce stade, et Huy en Commun ne manquera pas de revenir à la charge.

Dépenses illégales du Collège : Huy en Commun demande des comptes

Huy en Commun est revenu, par la voix de Rodrigue Demeuse, sur une décision du Ministre des Pouvoirs locaux de décembre 2025, sanctionnant le collège communal en lui rappelant que depuis 2018, seul le conseil communal est compétent pour autoriser le remboursement des frais engagés par les membres du Collège. Le Ministre a en outre exigé la récupération des montants indûment versés lorsque cette procédure n’a pas été respectée. Aucune de ces dépenses n’ayant jamais été soumise à l’approbation du conseil communal depuis 2018, elles ont toutes été effectuées de manière illégale. Se pose donc aujourd’hui la question de leur remboursement. Le Collège suit l’avis de son bureau d’avocat qui estime, contre l’avis du Ministre, qu’elles ne doivent pas être remboursées. Nos conseillers ont réclamé la transparence totale sur ces dépenses, la communication de la liste complète des montants concernés et que ces dépenses soient soumises au conseil communal pour qu’il décide de leur sort.

Agrivoltaïsme: une alternative apparemment positive mais un piège à refuser 

Nous avons récemment appris dans la presse qu’une société envisage d’aménager un champ de panneaux photovoltaïques à la Sarte et de transformer un terrain cultivable de 9 ha en zone de fauchage. En Wallonie, les projets d’agrivoltaïsme se multiplient sous couvert de transition énergétique. Présentés comme une solution “gagnant-gagnant” entre climat et agriculture, ils constituent en réalité une menace directe pour l’accès à la terre, la survie des fermes et notre souveraineté alimentaire. Contrairement au discours officiel, l’agrivoltaïsme ne préserve pas l’agriculture. Les installations, prévues pour plusieurs dizaines d’années, enferment les agriculteurs dans des pratiques limitées, dégradent la qualité agronomique des sols et empêchent toute évolution des cultures. À moyen terme, ces projets fragilisent les exploitations et transforment les agriculteurs en simples gestionnaires de rentes foncières. Soyons clairs : la transition énergétique est indispensable. Mais elle ne peut pas se faire contre l’agriculture. Les surfaces artificialisées sont largement suffisantes pour développer massivement le photovoltaïque : toitures, parkings, friches industrielles, zonings, infrastructures routières. Si les promoteurs préfèrent les terres agricoles, c’est pour une seule raison : c’est plus rapide, plus simple et plus rentable. La crise agricole actuelle ne se résoudra pas par des “bricolages” ou par la location des terres à des acteurs privés de l’énergie. Les agriculteurs veulent vivre de leur métier, pas de la disparition progressive de leur outil de travail. Dès lors, nous demandons que la commune refuse toute implantation agrivoltaïque sur des terres agricoles, que la commune défende clairement la vocation nourricière de ces terres et interpelle le gouvernement wallon pour une interdiction claire et légale du photovoltaïque au sol sur terres agricoles. Protéger la terre agricole est un choix politique. Et c’est une urgence. En réponse à la question de Sandrina Gaillard, le Collège a répondu qu’il n’avait toujours pas rendu d'avis et a demandé des compléments d’information. Sandrina a proposé d’attendre un cadre plus strict de la part de la Région wallonne et la position commune supracommunale de la Conférence des élus. 

L’avenir du musée communal et le couvent des frères mineurs.

Notre conseillère Anabelle Rahhal a interrogé le Collège sur l’avenir du musée communal et du couvent des Frères mineurs, dans le cadre de la réaffectation des bâtiments communaux de la rive droite. Elle a demandé quelle destination était envisagée pour le couvent et si une affectation muséale restait possible. Elle a également questionné la volonté du Collège de maintenir la maîtrise publique du site, alors que le PST évoque une possible vente. Des précisions ont été demandées sur les balises fixées avec l’AWaP afin de garantir la préservation du patrimoine et de l’intérêt public. Cette intervention vise à obtenir des garanties claires quant à l’avenir de ce bâtiment historique. En réponse, le Bourgmestre a confirmé l’intention de recourir à un bail emphytéotique, garantissant le maintien de la propriété publique du bâtiment. Un cahier des charges est actuellement en cours de rédaction, en collaboration avec l’AWaP et le Ministre du Patrimoine, afin d’assurer la préservation du site. Le coût estimé des travaux de rénovation s’élève à environ 40 millions d’euros et un appel à projets sera lancé. Il a été précisé que la fonction muséale ne devait pas constituer un frein à la réaffectation du site, même si le musée pourrait être délocalisé ultérieurement. Nous continuerons à suivre de près ce dossier, qui n’en est qu’à ses débuts ! 

Enquête sur le patrimoine: demande d’un plan communal de sauvegarde et d’une commission patrimoine 

Notre conseillère Anabelle Rahhal a présenté les résultats de l’enquête citoyenne sur le patrimoine hutois, qui révèle que celui-ci est perçu comme exceptionnel mais gravement menacé. Plus de trois quarts des répondant·es jugent son état de conservation mauvais ou très mauvais, avec des inquiétudes particulières pour le Fort, le Couvent des Frères mineurs et la Collégiale. Les citoyens demandent en priorité la restauration et l’entretien du patrimoine existant, ainsi qu’une valorisation respectueuse de son identité. Il a été proposé de mettre en place un plan communal de sauvegarde, avec un budget dédié et des priorités claires. La création d’une commission patrimoine associant citoyens, experts et élus a également été suggérée. L’objectif est de garantir la préservation et la mise en valeur durable du patrimoine hutois. L’échevin s’est montré ouvert à la création d’une commission patrimoine. Cette instance permettrait de renforcer les échanges, d’associer davantage les acteurs concernés et d’assurer une meilleure continuité dans les projets de rénovation et de valorisation du patrimoine menés par la Ville. Cette ouverture constitue un signal positif en faveur d’une approche plus concertée et structurée de la gestion du patrimoine communal.

Valorisation du Fort de Huy malgré les contraintes budgétaires

Notre conseillère Anabelle Rahhal a interrogé le Collège sur les actions prévues pour valoriser le Fort de Huy, malgré les contraintes budgétaires qui ne permettent pas une rénovation complète. Elle a notamment demandé si des améliorations de la scénographie, le développement de parcours pédagogiques ou interactifs, ainsi que l’organisation d’expositions temporaires ou l’ajout de supports multimédias étaient envisagés. Ces initiatives permettraient d’améliorer l’expérience des visiteurs et des scolaires sans engager de travaux lourds. L’objectif est de renforcer la valorisation de ce site historique majeur. Le Collège a confirmé que la valorisation du Fort de Huy ne se limite pas à une rénovation lourde. Plusieurs initiatives sont prévues pour enrichir l’expérience des visiteurs : médiation active, escape game, témoignages, et une nouvelle scénarisation du parcours actuellement en préparation. Les salles du Fort seront rafraîchies afin de renforcer l’attractivité du site pour la prochaine saison touristique. Il s’agit d’une très bonne nouvelle, et nous nous réjouissons de voir ce projet aboutir ! 

Sites Thiry, où en est le dossier ? 

Notre conseillère Anabelle Rahhal a demandé au Collège des précisions sur l’avancement du dossier des sites Thiry, dont la gestion est confiée au CHRH. Elle a interrogé le Collège sur l’éventuelle vente à un opérateur privé et sur l’état d’avancement de la procédure de mise en vente et de sélection d’un partenaire pour la valorisation du site. À ce jour, aucun projet urbanistique final n’a été présenté pour les anciennes usines Thiry. Elle a également demandé si des esquisses, avant-projets ou cahiers des charges existaient et, le cas échéant, quand et comment ces documents pourraient être partagés avec les conseillers et la population, afin d’assurer la transparence et un suivi démocratique du projet. Le Bourgmestre a indiqué que le SAR a été dépollué et qu’un appel à intérêt a été lancé par le CHRH. La société Matexi a remporté le marché, garantissant 950 000 € sous réserve de l’obtention d’un permis d’urbanisme. Des échanges informels ont déjà eu lieu entre le porteur du projet et le service urbanisme, et le projet devra prendre en compte la mobilité, les charges d’urbanisme et l’intégration dans le quartier. À ce stade, aucune information officielle n’a encore été déposée. Nous continuerons à être attentifs à l’évolution de ce dossier.