Publié le 23 juin 26
Interpellation citoyenne - Demande relative aux conséquences locales du projet de visites domiciliaires sur la Ville de Huy
Alors que la responsable de la Sister’s House a interpellé le conseil communal pour insister sur l’impact local du projet de loi concernant les visites domiciliaires, nos conseillers l’ont pleinement soutenue. Pour sa dernière intervention, après 11 ans au Conseil, Samuel Cogolati a rappelé la motion Commune hospitalière votée à l’unanimité en 2018. Huy doit rester une ville d’accueil, comme elle l’a été lors de l’immigration italienne dont nous allons commémorer le 80ème anniversaire. Il a souligné que la solidarité n’est pas un crime.
Dès lors que le collège communal a considéré l’interpellation citoyenne comme étant d’intérêt communal, Sandrina Gaillard a redéposé la motion relative aux visites domiciliaires, après que la majorité a rejeté cet intérêt le mois dernier. Elle a rappelé que ce débat dépasse les clivages politiques et touche à des principes fondamentaux : la dignité humaine, l’État de droit et le refus des discriminations. En écho à la Journée mondiale des réfugiés et aux nombreuses mobilisations citoyennes sur le sujet, elle a souligné l’importance de regarder les réalités humaines derrière les débats migratoires et de rester à l’écoute du terrain. L’intervention a également rappelé que certaines pratiques aujourd’hui présentées comme acceptables pourraient être sévèrement jugées par l’histoire, comme ce fut le cas autrefois pour les discriminations visant les travailleurs italiens. La motion invitait dès lors le conseil communal à se positionner clairement contre des mesures portant atteinte aux libertés fondamentales et à ouvrir un débat serein et constructif sur cette question essentielle. Et bonne nouvelle : la motion déposée par Huy en Commun pour s’opposer aux visites domiciliaires a été adoptée avec le soutien du PS et du PTB, les Engagés s’abstenant, tout comme une partie du MR, les autres votant contre.
Interpellation citoyenne - Projet immobilier au Long-Thier : Huy en Commun soutient la mobilisation des riverains
Huy en Commun a apporté son soutien aux centaines d’habitants mobilisés contre le projet immobilier du Long-Thier et de la rue d’Italie. Après plus de 650 réactions à l’enquête publique et un avis négatif de la CCATM, ils ont directement interpellé le conseil communal pour faire part de leurs préoccupations pour leur quartier. Nos conseillers ont souligné l’ampleur exceptionnelle de la mobilisation, saluant le travail du collectif de riverains, qui a développé une argumentation solide sur les impacts du projet : augmentation du trafic, risques d’inondation, pression sur le stationnement, atteinte à la biodiversité et dégradation du cadre de vie. Huy en Commun a dénoncé un projet de 91 logements de standing, totalement fermé sur lui-même, dont les nuisances seraient supportées par les habitants sans bénéfice réel pour le quartier ou pour la Ville. Au-delà de ce dossier, nos conseillers ont, par la voix de notre chef de groupe Rodrigue Demeuse, alerté sur la multiplication de projets immobiliers de grande ampleur aux quatre coins de Huy, sans vision globale ni réflexion sur les besoins réels en logements accessibles. Ils ont une nouvelle fois plaidé pour l’élaboration urgente d’un schéma de développement communal afin d’encadrer l’urbanisation, protéger les espaces verts et construire l’avenir de la Ville en concertation avec les habitants.
Interpellation citoyenne - Château de la Motte : les riverains réclament enfin des mesures concrètes
Le conseil communal a également entendu une interpellation citoyenne concernant les nuisances liées à la gestion du site du Château de la Motte. Huy en Commun a apporté son soutien aux riverains, confrontés depuis plusieurs années à des problèmes récurrents de bruit, de sécurité et de respect du cadre de vie. Nos conseillers, par la voix de Sandrina Gaillard, ont souligné qu’il ne s’agissait pas de plaintes isolées, mais d’une situation qui touche l’ensemble du quartier, au point que certains habitants envisagent de déménager. Concernant les activités envisagées dans le parc Springuel, ils ont rappelé que la présence d’un Site de Grand Intérêt Biologique impose le respect strict des législations environnementales et que certaines activités nécessitent des autorisations spécifiques. Huy en Commun a insisté sur le fait que le problème n’est pas l’existence d’activités sur le site, mais l’absence d’un encadrement clair et de contrôles effectifs. Sandrina a plaidé pour des règles plus strictes, notamment en matière de nuisances sonores, ainsi que pour davantage de transparence et d’actions concrètes de la part des autorités communales et du Bourgmestre en particulier.
Première modification budgétaire : un budget toujours sous perfusion
La majorité a présenté sa première modification budgétaire en parlant de « finances sous contrôle » et de « gestion maîtrisée ». Huy en Commun, par la voix de notre chef de groupe Rodrigue Demeuse, a dénoncé une présentation très éloignée de la réalité. Derrière l’équilibre affiché, le budget reste en effet largement sous perfusion, avec 4,6 millions € puisés dans le fonds nucléaire et 6,8 millions € issus du prêt Oxygène, soit plus de 11 millions € mobilisés pour boucler les comptes. Le déficit réel atteint désormais près de 9,5 millions €, tandis que les projections pour l’an prochain sont encore plus inquiétantes.
Cette modification budgétaire intègre également la recapitalisation de la régie sportive, qui continue de peser lourdement sur les finances communales. Entre la piscine, le wellness et bientôt le téléphérique, ce sont près de 3 millions € de frais de fonctionnement annuels qui devront être supportés par la Ville, en plus des investissements déjà réalisés.
Huy en Commun a rappelé que rien ne change sur le fond : les fortes hausses de taxes votées ces derniers mois restent d’application, tout comme les réductions de soutien imposées à de nombreuses associations. Alors que Huy figure désormais parmi le top 3 des communes les plus taxées de Wallonie, nos conseillers ont regretté qu’une ville ayant bénéficié pendant cinquante ans de la manne nucléaire se retrouve dans une telle situation financière.
Une note positive toutefois : la décision d’engager enfin la rénovation de la piste d’athlétisme de 250 mètres, réclamée depuis longtemps par Huy en Commun pour permettre au club et aux écoles de disposer d’une infrastructure de qualité dans l’attente d’éventuels développements futurs.
Comptes de la régie sportive : des documents contradictoires qui sapent la confiance
L’examen des comptes de la régie sportive a donné lieu à de nombreuses interrogations. Huy en Commun a dénoncé une situation particulièrement préoccupante après avoir reçu deux rapports attribués aux mêmes commissaires aux comptes à six jours d’intervalle. Le premier, transmis avec la convocation du conseil communal, conclut en quelques lignes que les comptes ne posaient aucun problème. Le second, beaucoup plus détaillé, formule au contraire plusieurs réserves importantes sur leur certification. Nos conseillers ont demandé des explications sur cette contradiction majeure et sur l’origine du premier document, qui semblait avoir été transmis au nom des commissaires sans correspondre à leur véritable rapport. Une telle situation soulève, selon nous, un sérieux problème de transparence et de confiance dans les documents transmis aux élus dans le cadre de leur mission de contrôle.
Les interrogations ont été renforcées par l’existence de deux versions différentes du rapport du réviseur, datées du même jour mais présentant des montants distincts au bilan. Au-delà de l’écart financier limité, c’est la fiabilité des documents officiels transmis au conseil communal qui est en cause.
Sur le fond, Huy en Commun a rappelé que la régie sportive dépend massivement du soutien financier de la Ville. L’intervention communale atteint aujourd’hui près de 2,3 millions d’euros par an, contre environ 700.000 euros avant la construction de la nouvelle piscine et du wellness. Un surcoût annuel d’environ 1,5 million d’euros qui vient s’ajouter aux quelque 20 millions d’euros investis dans ces infrastructures et qui continue de peser lourdement sur les finances communales.
Réforme du logement : préserver la proximité et les réalités du terrain
Sandrina Gaillard a salué la position adoptée par le Collège concernant la réforme des Pôles locaux du logement et la création de l’Agence wallonne de l’Habitation. Elle a rappelé qu’une réforme pouvait constituer une opportunité pour simplifier et mieux coordonner les politiques du logement, mais qu’elle devait impérativement tenir compte des réalités locales. Elle a souligné l’importance de préserver la proximité des services, la connaissance du terrain par les communes et les CPAS, ainsi que le rôle essentiel joué par les sociétés de logement et les agences immobilières sociales. Sandrina a partagé les inquiétudes liées au découpage territorial proposé et au risque de fragiliser des collaborations qui fonctionnent aujourd’hui efficacement. Huy en Commun plaide pour une réforme construite avec les communes et accompagnée de garanties concrètes afin de garantir l’accès au logement et le maintien de services de qualité pour les citoyens du territoire Huy-Waremme.
Quand va-t-on faire du Fort une vraie priorité ?
Rodrigue Demeuse est une nouvelle fois revenu sur l’état extrêmement préoccupant du Fort. Après avoir alerté le collège à plusieurs reprises, notre conseiller a regretté que les inquiétudes exprimées depuis des mois aient longtemps été minimisées, alors que la Ministre du Patrimoine et les experts de l’AWAP ont confirmé la nécessité de mesures conservatoires urgentes. Les documents finalement transmis par la Ville confirment en outre que l’étude sanitaire de 2017 pointait déjà un état de dégradation avancé des parois, de la toiture et de la structure du Fort, avec des travaux estimés à l’époque à 10 millions d’euros pour restaurer l’ensemble de l’enveloppe extérieure du monument (soit 3,6 millions à charge de la Ville, l’équivalent de l’esplanade Batta). Près de dix années plus tard, alors que rien de significatif n’a été entrepris, la situation ne peut que s’être aggravée. Huy en Commun a demandé des explications sur les démarches récemment engagées, notamment la mission confiée à Arcoplan pour actualiser l’étude sanitaire, ainsi que sur les mesures de sécurisation urgentes qui seront prises dans les zones les plus sensibles.
En réponse, le collège a confirmé qu’une première réunion visant à définir la mission d’Arcoplan a bien eu lieu le 19 mai dernier. Contrairement aux affirmations du bourgmestre et du collège, le marché n’était donc pas relancé avant les interventions de nos conseillers. Si ces derniers se réjouissent de la prise de conscience de l’urgence grâce à leur intervention, Rodrigue Demeuse a regretté les 10 années perdues. Il n’y a plus une minute à perdre pour préserver ce patrimoine emblématique avant qu’il ne soit trop tard, tant pour la sécurité du public que pour l’avenir du Fort lui-même.
Le collège hutois va-t-il enfin respecter la loi et rembourser l’argent perçu illégalement ?
Rodrigue Demeuse est revenu sur le dossier des remboursements de frais accordés aux membres du collège communal depuis 2018, notamment pour des frais sans aucun lien avec l’intérêt communal (excursions à Pairi Daiza, concerts, salons du vin…). Après plusieurs recours, le Ministre des Pouvoirs locaux a confirmé à deux reprises que ces remboursements avaient été octroyés illégalement par le collège alors qu’ils relevaient de la compétence du conseil communal. Face au refus persistant du collège de se conformer à ses décisions, le Ministre a fixé un ultimatum de 30 jours et menacé d’envoyer un commissaire spécial du gouvernement, une procédure exceptionnelle. Nos conseillers ont dénoncé une affaire qui traîne depuis plus d’un an et les tentatives répétées de dissimuler des informations pourtant réclamées par le Ministre. Ils ont demandé si les montants indûment perçus avaient finalement été remboursés et si le collège s’était enfin conformé à l’ensemble des injonctions ministérielles. En réponse, le collège a confirmé avoir demandé ledit remboursement. Nous resterons attentifs pour vérifier la réalité de ces récupérations..
Organisation d'une journée sans voiture à Huy en septembre lors de la semaine de la mobilité européenne ?
Le Comité de pilotage du PAEDC hutois (Plan d’Action en faveur de l’Énergie Durable et du Climat) a exprimé un besoin clair d’actions concrètes, visibles et utiles pour les citoyens. Parmi les propositions, la journée sans voiture a suscité un réel intérêt mais a été abandonnée sans explication jugée suffisante. Cette décision a généré de la frustration parmi les membres. Pourtant, une telle initiative constitue un symbole fort face aux inquiétudes liées au trafic et à la qualité de vie. Elle représente aussi une action simple, accessible et rassembleuse, permettant d’impliquer habitants, commerçants et associations. Ce type d’événement offre l’opportunité de tester une ville plus apaisée et durable. Il s’inscrit directement dans les priorités du COPIL, notamment en matière de mobilité et d’infrastructures cyclables. Le comité souhaite des projets concrets, réalisables et mieux coordonnés. Il est proposé de relancer cette idée sous une forme adaptée et progressive. La Semaine européenne de la mobilité apparaît comme une occasion idéale pour passer à l’action.